mardi 31 mars 2009
Survivre pour vivre!
La scène est drôle mais pleine de morales…
Un vieillard dont l’habillement ne laisse aucun doute sur ses conditions matérielles défavorables, s’adresse au gérant d’une cabine téléphonique: « Mon fils, mon fils…je veux appeler». Parole qu’il répète à plusieurs reprises. Morlaye, le gérant, ne le « calcule » même pas. Mais comme cette insistance le dérangeait, il finit par se tourner vers l’infortuné en bronchant: «Toi tu ne reconnais pas tes enfants. Regarde bien! Est-ce que je ressemble à tes enfants? Tu payes si tu veux appeler !».
Autrement, une sagesse africaine enseigne que les jours de bonheur et de prospérité pour un homme resteront éternellement collés à ceux de malheur et de pauvreté. Nos griots aiment fredonner que si l’on ne connait pas l’homme qui est devant soi, de l’appeler par ‘grand frère’. Ne pas sous-estimer une petite forêt car elle pourrait, au moins, offrir les cordes propices à ligoter quelqu’un comme un fagot.
Chacun de nous, à différents moments, se sent pauvre, faible ou souffrant. La souffrance peut être utile comme l’indique Alfred de Musset qui dit: «L’homme est un apprenti, la douleur est son maitre; et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert».
Peut-on dire que Morlaye est mauvais alors qu’il rêve voir son business prospérer ? Et continuer à offrir des appels gratuits est synonyme de dégringolade ? Encore, peut-on classer la situation de ce pauvre vieillard de pitoyable ? Pourquoi n’a-t-il pas semé pendant sa jeunesse pour en cueillir aujourd’hui ? Qui sait qu’il l’a fait mais le sort en a voulu autrement ? Peut-on éviter son destin ? Autant de questions floues qui se bousculent dans ma tète…
Mais une chose est claire: la pauvreté est vraiment sauvage. Elle salit notre image et nous mène à négliger nos principes, voire nos totems. Pire, elle peut affaiblir nos croyance et pratique religieuses.
En effet, nous sommes né(e)s pour vivre, mais les conditions difficiles de la vie nous pousse souvent à ne lutter que pour survivre. Un sac vide ne peut se tenir debout. Et un ventre creux, affamé crée la méforme du reste du corps.
Mais comme la vie ne vaut rien et rien ne vaut la vie; donc il faut s'accrocher malgré ces circonstances défavorables.
Souviens-toi: la vie c’est deux jours: un jour sur toi et un jour pour toi.
Qu'Allah nous aide.
/by:___moysekou (Kuwait 30 March 2009- Farwaniyah)
dimanche 15 mars 2009
Pourquoi tu ne portes pas de chapeau?
« Apporte-moi de l’eau à boire. Il faut bien ‘‘appuyer l’eau’’ de ton gobelet pour qu’il soit bien rempli ». Telle est la phrase souvent utilisée dans nos villages pour tester l’intelligence d’un enfant. Personnellement je l’avais raté. C’était ma première fois de l’entendre.
J’apportai le gobelet bien rempli en cachant ma main droite. Elle était complètement mouillée. Car avant de me rappeler que l’eau ne s’appuie pas comme le riz cuit ou le contenu d’un sac; ma main était déjà trempée! Et le cri de ma tante: «Montre-moi ta main. Idiot que tu es.»- me rassurait qu’elle avait tout compris. Toutefois, on peut être intelligent en général et stupide quelques rares fois. Le contraire s’avère aussi.
Parlant de la stupidité, on raconte que dans la brousse, le tigre vivait en harmonie avec les autres animaux, y compris le singe. Mais à chaque fois qu’ils se croisaient, le tigre frappait sur la tête du singe en lui disant: «Pourquoi tu ne portes pas de chapeau ?»
Un jour le singe voulut en finir avec les gestes dérangeants du tigre. Ainsi il décida de se plaindre auprès du roi de la forêt, le lion. Il alla voir ce dernier: «Oh roi des rois.., maitre de la justice et de la charité, franchement, le tigre me fatigue. Je demande votre aide». «Que se passe-t-il exactement?»- dit le lion. Le singe: «franchement, le tigre m’humilie toujours. Il me frappe sur la tête en me disant : Pourquoi tu ne portes pas de chapeau ?». Le lion lui dit: «N’attends que le salut, vas chez toi. Je m’en occupe et le tigre ne le fera plus». Le lion ordonna d'appeler le tigre. Sans tarder, il se présenta poliment: «Je suis à votre disposition, mon roi». Le lion lui dit: «Pourquoi aimes-tu demander au singe son chapeau en le tapant sur la tète ?». Le tigre répondit: « A dire vrai, j’aime beaucoup le singe et adore le frapper à chaque fois que j’en ai l’occasion. Je lui pose toujours la même question à savoir pourquoi il ne porte pas de chapeau juste parce que les raisons qui peuvent justifier mon acte me manquent». Le lion dit: «Si tu veux le taper, trouve-toi un autre argument. Ne le frappe pas tout le temps sous le même prétexte. Par exemple, dis lui de t’apporter une pomme. Et s’il t’amène une pomme rouge; tape sur sa tête en lui disant que tu ne veux pas celle-ci mais plutôt une verte. Retourne et utilise ton cerveau».
Le tigre, content du plan du lion, décida d'aller l’appliquer dans l’immédiat. Quelques moments après, de loin, il aperçut le singe et l’appela: «Viens... Apporte-moi une pomme rapidement ». Le singe prit quelques pas avant de se retourner vers le tigre et lui demander: « …pomme rouge ou verte?». Le tigre, embarrassé, n’a su rien dire. Il s’approcha du singe et le frappa encore sur la tête en répétant: «Pourquoi tu n’as pas porté ton chapeau ?».
C’est tout. N’est-il pas difficile de changer l’idiotie d’un idiot ?
___/by : moysekou –Kuwait - Free Zone 15/3/2009 @14:30
dimanche 15 février 2009
Magal de .....Koweit
(Par: Moysekou)
Fraternité africaine oblige. Hier soir nous étions à l’ambassade du Sénégal au Koweït pour célébrer «le Grand Magal de Touba». Etymologiquement, le mot Magal est un terme wolof qui signifie rendre hommage, célébrer, magnifier. Magal consiste en actions de grâce rendues au Seigneur et à son Prophète Mohammad (PSL). C'est une recommandation du Cheikh Ahmadou Bamba M’Backé. L’atmosphère y était divertissante.

Dans cet enthousiasme ineffable; j’admirais ces beaux visages d'expatriés sur lesquels s’érigeaient des sourires vibrants d’optimisme sous le poids de leur train train quotidien. L'on comparerait leurs vies a celle d’une pierre jetée vers le ciel. Sa chute est tout simplement inévitable.
Aussi, j’ai profité de la circonstance pour demander à un frère s’il pouvait exactement me dire de quoi souffre notre « Afrique » ; comment nous sortir de ce pétrin appelé « pauvres pays africains malgré ses innombrables richesses naturelles ». En ce moment, il tenait à la main un énorme morceau de viande. -« Après » était sa réponse, avant de le gober. N’avait-il-pas raison ? Comme on dit : "chaque chose a son temps". Mais dommage que le temps ne nous laisse aucun temps pour faire une seule chose….!
D’un air tranquille, je me suis éloigné et me suis concentré sur mon assiette remplie de cuisses de poulets et de morceaux de viandes bien rôtis.
La fête était belle en amont et en aval.
( By: Moysekou, Kuwait City 15 Feb. 2009- ).
samedi 14 février 2009
jeudi 12 février 2009
Le pleur …..au masculin!
Lors de mon dernier séjour au pays[1]; je suis arrivé chez nous un beau matin, au moment où chacun s’apprêtait à entamer sa journée. De loin, en m’apercevant avec mes bagages, ma sœur se mit à pleurer et difficilement parvenait à stopper le flot de ses larmes. Mon père, avant de me saluer, alla prier deux rak’aat[2] remerciant l’Omniscient Allah qui m’a ramené sain et sauf. Ma maman, elle, est restée perplexe. Elle me regardait fixement aux yeux, et durant une fraction de secondes, j’apercevais des gouttelettes couler le long de ses joues. J’étais profondément remué. Nous pleurâmes ensemble. «Tu fais tout pour nous mais tu as trop duré. Quatre ans c'est trop » me dit-elle. Elle était comblée et me serrait tendrement comme si je venais de renaitre. Nos voisins et voisines, par les cris de joie de la circonstance, apprenèrent la nouvelle et sans tarder, se sont mêlés à la partie. Fraternité africaine oblige. Salutations, accolades et autres souhaits de bon séjour, bon retour se mélangeaient inlassablement. Dans cet enthousiasme ineffable, je saluais ces êtres de bonne foi et écoutais attentivement leurs prières, en répétant sans cesse: « Amina, Amina, Iniké… » (Amen, Amen, merci).
Oui, une joie intense fait pleurer. Les merveilleux sportifs qui craquent après leur performance font aussi pleurer leurs fans. En regardant leurs larmes après un tel effort, sur des visages attirants, le public est ému, y compris celui perdant. Larmes de joie après une performance tant rêvée.
Mais que dire si ces gouttelettes sont déclenchées par une autre cause ? Larmes encourageantes pour mieux rebondir après l’évaporation d’un désir qui n'a jamais été comblé. Larmes angoissantes éjectées à l'effet d’une réflexion sur un rêve irréalisé. Le pleur d'un adulte sanglotant dans ses complaintes et gémissements. Pleurs d’émotions, de peine, de douleur…etc. Et j’en passe….
La passion est un instinct naturel que Dieu a injecté dans l'être humain. Mais la proportion de l'émotion produite par cet instinct diffère si le personnage est homme ou femme. Dieu a rendu la femme plus émotive que l'homme d’une manière exceptionnelle qui embellit, de plus, sa féminité. Il a aussi créé l'homme de sorte qu'il soit raffolant de raison que de passion. Cela ne signifie pas que les femmes sont irrationnelles ou que les hommes sont moins émotifs, mais la composition et le rôle de chacune de ces deux créatures divines suivent une certaine lignée complémentaire. Ainsi, en voyant une scène où les femmes versent des larmes, on sent la tristesse dans le cœur.
Mais lorsque le héros de cette scène est un homme, là, on est amené à pauser pour réfléchir: est ce que les hommes doivent faire recours aux larmes pour exprimer leurs douleurs, comme les femmes? Ou bien: le pleur douloureux d'un homme traduit –il son désespoir, n'ayant pas trouvé un moyen adéquat pour exprimer sa profonde tristesse ou son incapacité d’atteindre son objectif ?
Au Liberia, en Sierra Leone, au Congo….etc. nous avions vu à la télé, des villageois en sanglots après les tristes passages de rebelles dans ces contrées. Ces pères de famille pleurnichaient, gémissaient et hurlaient en désespoir de cause, devant leurs cadavres; par ce que, la seule arme qu'ils possédaient à cet instant, n'était autre que les larmes, pour exprimer la profondeur de l'handicap face à la tragédie humaine, à la vue et à l'ouïe du monde entier.
Un monde malheureusement indifférent !
( By: Moysekou
------------------ Kuwait City 12 Feb. 2009- ).
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[1] Nov-Décembre 2008
[2] Rak'aat = prière en Islam.
lundi 2 février 2009
Victimes de l’imagination !
Il est vrai que l’égoïsme existe et le mauvais œil entre dans cette catégorie. Il est aussi incontestable que l’effet néfaste de l’égoïsme ou le mauvais œil est référencé dans la religion. Mais le problème est que certaines personnes ont perdu le contrôle et se sont laissé emporter par l’imagination à tel point qu’elles pensent, dans toute chose, que leur échec est dû aux mauvais regards des gens qu’elles côtoient.
Donc chaque fois que cette personne échoue, elle transfère cet échec, avec salut, vers l’égoïsme et les mauvais yeux. Deux syndromes qu’elle considère irréfutablement comme les causes de son faux-pas. Si elle échoue dans son travail, elle se dit être sous l’effet du mauvais œil de ses détracteurs. Si elle n’avance pas dans les études, c’est à cause des Satan humains. Elle se voit comme un génie mais le mal, tout le mal viendrait des ennemis qui l’empêchent constamment de réussir.
Les génies comme Einstein, Newton, Abyssine… etc., ont obligé l’histoire de retenir leur nom et ne se sont jamais plaint de l’égoïsme et le mauvais œil.
J’ai vu des gagnants parmi nous confiants d’eux-mêmes, percer leur voie vers la réussite, assidument dans tous les domaines, tandis que les fainéants sont restés dans le dernier rang sous prétexte que l’égoïsme et le mauvais œil les ont atteints tandis que cela n’a rien fait à leurs amis brillants !
Aussi, j’ai vu des femmes enceintes dissimuler leur grossesse à leurs proches, copines ou belles-mères…. jusqu'à l’accouchement, de peur –disent-elles- de mauvais regards ; comme si l’enfant qui naitra sera le chef de l’Etat ou Thomas Edison, l’inventeur de la lumière électrique !
La vérité est que le Satan a perturbé la pensée de beaucoup d’entre nous, surtout les faibles psychologiquement. Tandis que les intelligents ont résisté aux perpétuelles tentatives du Satan, l’ont vaincu et gagné : par ce qu’ils n’ont pas cru à l’imaginaire.
Il vaut mieux sortir de la cellule du fictif et attaquer vaillamment nos motifs pour aboutir. Pourquoi le mauvais œil ou l’égoïsme n’a pas pu empêcher les savants de la NASA de parvenir à naviguer sur d’autres planètes ?
Bref, nous ne sommes que des victimes de l’imagination !
(By: moySEKOU, 2/2/2009, Free Zone, Kuwait)
mardi 20 janvier 2009
Chaque jour….
Chaque jour que Dieu fait dans notre vie, à mon avis, est une nouvelle opportunité à ne pas rater. Donc un jour pas comme les autres. Hier est parti avec ses bons et mauvais. Demain arrive, inexploré.
Un adage africain stipule:« Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera. » Mais chaque matin, je me réveille avec le sentiment de ne pas reporter à demain ce que je peux faire aujourd’hui. C'est-à-dire : vivre comme si aujourd’hui est tout ce que l’on possède.
J’essaye d’oublier le passé pour faire jaillir le présent et bien préparer le futur. Les larmes, le lait, le soleil….etc. ne se retournent plus, une fois sortis de leur source. C'est-à-dire, regretter son passé c’est détruire le présent et mal accueillir le futur.
L’intervalle de ma vie est et seulement « un jour », comme si j'étais né(e) aujourd’hui et devras rendre l’âme au crépuscule. Dans cet intervalle, étant pauvre africain(e), j'évite d’être pris(e) en otage par un passé plein de regrets et un futur plein d’incertitudes. Et durant cette journée qu’il me faut vivre ‘pleinement’, je dois: faire mes prières avec un cœur propre, lire le livre saint avec méditation et sincérité. Aussi je dois être balancé(e) dans mes affaires, satisfait(e) de ma portion et concerné(e) par ma santé et mon habillement.
Bien vivre mon jour c’est me libérer des maux invisibles comme: égoïsme, moquerie, jalousie et colère. Aussi, c'est ne pas attendre la gratitude de l'être humain car il est ‘ingrat de nature’. La récompense d'Allah est toujours la meilleure.
Plus, je dois être content(e) de ma situation actuelle, fièr(e) de ma famille, mon travail, ma maison et ma place sociale. C'est le destin. Les carottes sont déjà cuites et nul ne peut contre la volonté de Dieu. Donc, il me faut semer une seule phrase dans mon cœur : Aujourd’hui est mon unique jour.
Aujourd’hui est un autre jour plein d’opportunités à ne pas louper. Je prie Allah afin qu'il inscrive à votre profit l’accès intégral à son paradis éternel. (Amen).
Encore…Wontanâra (nous sommes ensemble).
NB: Chaque [ je ] dans ce texte…. c'est toi, lui, elle et moi. Ainsi doit être notre quotidien avec l'assistance d'Allah.
( Par: Moysekou
------------------ Kuwait City 20 Jan. 2009- Farwanyah).
vendredi 16 janvier 2009
jeudi 15 janvier 2009
Djiba le coiffeur.
Décembre dernier m’a trouvé à Macenta, en Guinée. Durant mon bref séjour en famille, temps en temps, je visitais Djiba. Le service que Djiba rend à ses visiteurs n'a pas besoin d'un grand effort.
Il est coiffeur et dans ce domaine, je ne suis pas chanceux. Ma tête se plaint de manque de cheveux. C’est pourquoi la plupart du temps que je passais avec Djiba, on le consacrait a dialoguer: il parle de la politique, raconte des histoires drôles, plonge dans le foot, fredonne des chants et proverbes africains et moi je l'écoute. Mais c’est le débat politique qui dominait.
Comme obsolètes politiques guinéens -la conjoncture économique oblige- nous sentons la politique bouger dans nos corps. Elle y est libre tels les globules rouges et blancs. Mais une différence chez Djiba: ses globules concurrencent les unes avec les autres, comme les hommes politiques guinéens. Il a la flexibilité nécessaire de suivre les mouvements planifiés ou improvisés, les changements soudains ou attendus.
A un moment donné, il est avec un tel parti politique; quelques jours après, il supporte un autre leader politique ou le gouvernement. Tout dépendra des événements de la semaine.
Djiba, toutefois, est plus qu’un coiffeur : il est aussi philosophe et observateur d'événements. Ses nombreux clients lui font des confidences qu’il garde fermement. Et souvent il essaye de leur montrer son point de vue sur la vie en général, et l'homme en particulier.
Après tout, ce qui importe plus chez Djiba, il a toujours une histoire qui va avec votre humeur du jour. Ainsi, tout en vous racontant n’importe quoi, il vous coiffe bien. Une fois terminé, vous souhaiteriez que la forme que prennent vos cheveux demeure pour toujours.
Mais ce jour là, j’ai préféré lui faire une surprise en lui demandant de raser mes cheveux à zéro. Cela ne requiert pas d'effort ou même du temps. Mais combien à payer pour mes cheveux courts? Et combien a payer pour coiffer un jeune homme qui veut un style qui demande une heure ou plus de labeur: même prix !
Mon étonnement m’a poussé à lui demander pourquoi cette égalité de prix entre raser et un look en vogue? Sa réponse: « mon prix dépend de la valeur de la personne et non pas les cheveux sur sa tête ».
Une réponse à méditer. Mais s’il savait que je réside au Koweït, quel aurait été le prix ?
/Par: Moysekou -Koweit, Farwaniyah le 15 Jan 2009/
vendredi 2 janvier 2009
2008 s’en va: omnia vanitas!
Nous gardons le même sentiment pour hier : il est parti et ne reviendra plus. Et la même curiosité pour demain : qu'est ce qu’il apportera? Vanitas vanitatum omnia vanitas: Vanité des vanités, tout est vanité.
L’année 2008 nous a beaucoup marqué: De Conakry à Jo’bourg, De Kotoko à Mombassa, De Santiago à Harlem…etc. nous remercions Barack Hussain Obama.
Ta victoire est une fierté ineffable: ce sont tous les Noirs de la planète, intellectuels et illettrés, marabouts et charlatans, sorciers et féticheurs, résistants et déportés, rois et esclaves, migrants noyés et sans papiers, artistes et artisans, griots et cantatrices, sportifs et journalistes, chasseurs et cultivateurs, généreux et mendiants, beaux et laids, soldats et malfrats, riches et pauvres, qui se voient à la Maison Blanche.
Que tu réussisses ou pas, ton parcours nous rendra fiers d’être Noir et nous permettra de regarder au fond des yeux ceux qui ont coutume de nous mépriser!
L’an 2009 arrive! Tandis que le rêve de voir nos conditions s’améliorer, demeure notre unique source de motivation. Et la fontaine de courage commune à tous les pauvres sur terre n'est autre que le rêve. Comme on le dit souvent: «Tu peux tout enlever au pauvre sauf son rêve… ».
Le destin ne trahit jamais. L’homme propose, le temps transpose et Dieu dispose. Implorons, sans relâches, l’assistance céleste et vaguons à nos activités avec espoir et manifestons notre joie de vivre en l’exprimant, sans complexe, dans un langage humain, universel et vieux comme le monde: le sourire.
Sourire d'être en vie, d'être en bonne santé, d'avoir vu, une fois encore, le soleil se lever et se coucher. Sourire à l'échec pour mieux repartir. Même si pour sourire, souvent, il faut être à l'aise. Il y a des moments où – quand bien même on porterait un lourd fardeau dans le cœur- il faut sourire pour faire face, pour se soulager, pour réparer, pour oublier ou pour tout simplement essayer de survivre.
Les anciens ont défini la vie telle que la chasse et que la chasse est comme la vie puisque dans la vie, tout le monde chasse pour quelque chose.
Les matins de l’an 2008 étaient certes différents; et quand on se réveille ce 1er jour du nouvel an 2009, on chasse de nouveau: la chasse au bonheur, pour la survie; c’est la chasse qui recommence tous les matins.
Ainsi, en ce début d’année 2009, je vous dis : « Bonne et heureuse année 2009 ».
Qu’Allah perpétue nos félicités célestes.
Enfin, Wontanaara (Nous sommes ensemble.)
/par: MoySekou (Software Developer, Kuwait City) -01/01/2009-my new blog: AfrikAin.blogspot.com
samedi 20 décembre 2008
jeudi 13 novembre 2008
Obama: l'apothéose !
Obama: l'apothéose !
Demain ne meurt jamais et ce qu'il nous réserve est souvent surprenant. La trace des pieds d'un humain disparaît lorsqu'elle est piétinée par celui d'un éléphant. Celle de l'éléphant, est effacée par le vent ou la pluie. Tandis que les traces de la pluie ou du vent, à leur tour, s'évanouissent par la grâce de l'Omnipotent Allah. Bref, seule la trace d'Allah demeure éternelle. Allah a voulu, Il l'a fait: Barak Hussein Obama est le 44e président des Etats-Unis d'Amérique.
Le peuple américain a parlé haut et fort par l'élection de leur candidat privilégié pour être le prochain président. Dans l'ensemble, ce qui s'est passé aux États-Unis a été extraordinaire: c'est une élection qui a impliqué le monde entier, qui tenait son souffle pour savoir qui le prochain occupant de la Maison Blanche serait.
En effet, le monde avait besoin d'une personnalité telle que Obama, en raison du fait qu'il incarne le changement, la stabilité et l'inspiration que le monde chérit tant aujourd'hui.
Beaucoup avait cru que le candidat Noir ne serait jamais logé à la Maison Blanche. La démocratie américaine, toutefois, qui est présentée comme auto correctionnelle, a de nouveau prévalu. Cette démocratie a vraiment défendu les valeurs de justice et de liberté.
Le monde d'aujourd'hui a chaleureusement célébré son élection, ceci en partie dû a un engagement présomptueux de l'Amérique dans des guerres qui ont terni sa réputation.
Selon un dicton africain, il faut d'abord penser à la qualité des dents pour pouvoir saisir un os d'un plat. Dans ce sens, Obama doit, pour que la tache soit moins lourde, d'abord penser a comment se débarrasser de ces montagnes de problèmes créées, puis abandonnées par son prédécesseur, George W. Bush.
Nous pensons, comme beaucoup d'Américains, que la politique du nouveau président va porter sur le changement souhaité ainsi et le rétablissement d'une particulière luminosité à l’égard de l'image des Etats-Unis d'Amérique.
Obama est une personnalité idéale pour l'humanité tout entière compte tenu du fait que c'est un self-made personne, plutôt que d'une marionnette de groupes d'intérêt.
Mais dans la vie, il faut rêver pour aboutir. Qui ne risque rien n'a rien et tout vient a point a qui sait attendre. Dans une école primaire en Indonésie il y a quatre décennies; Barak répondait son institutrice de la classe de troisième année, Sir Murtiningsi, que son rêve était d'être président des États-Unis.
L'homme propose; le temps transpose et Dieu dispose. Quarante (40) ans plus tard, Murtiningsi comme le reste du monde regarde jovialement la victoire historique de Obama.
Bravo au peuple américain! Les Etats-Unis doivent comprendre que la puissance militaire ne représente pas un réel pouvoir et qu'ils doivent maintenant encourager les liens culturels avec les peuples du monde. L'Amérique a eu beaucoup à donner en termes de valeurs. Félicitations pour le peuple américain.
Espérons qu'avec cette victoire historique, le regard d'infériorité envers les Noirs changera.
Quant aux Noirs de la planète ébahis par cette victoire, disons simplement: Wontannara (nous sommes ensemble).
/ Par: MoySekou (Software Developer, Kuwait City) -06/11/2008 -
jeudi 18 septembre 2008
Chaine Humaine....pour le Diamant
Sur la photo, des travailleurs artisanaux dans une collective formant une chaîne humaine jusqu’au fond de la fosse des mines de diamant à Macenta, Guinée. Les fosses peuvent grandir énormément et toutes sont creusées à la main. Ils prennent à tour de rôle la lourde charge de creuser et de charger en bas de la chaîne. 
On creuse … sans relâche jusqu'à dépasser la boue et atteindre les graviers qui seront lavés et triés courageusement. Ensuite on fouille ces petits cailloux, grain par grain, ne laissant aucun élément sans que l’œil n’examine et réexamine pour trouver la pierre précieuse.
La valeur de ce diamant, peut éventuellement changer leur vie pour tout bon: Nouvelles maisons, voyages, financements, business, mariages, remboursement des dettes...etc. Mais dans le cas échéant, ils sont obligés de continuer cette dure activité de creuser et chercher, sans le moindre désespoir.
Leur rêve de tomber, un jour, sur un gros diamant demeure leur unique source de motivation. Et cette fontaine du courage est la même pour chaque pauvre du monde : son rêve. Comme on le dit souvent : «Tu peux tout enlever au pauvre sauf son rêve; que tu ne pourras jamais… ».
Aussi, la motivation peut venir de la charge que nous portons. Ainsi on se sent toujours en forme en se rappelant du lourd fardeau, plus souvent, à la maison. Autrement dit : « un chien qui a vu le lion et celui qui ne l’a pas encore vu ne courent pas de la même manière».
Dans ces mines, leur loi suprême c’est la joie: joie le matin pour remercier le Créateur de la belle journée qu’on a enterré et qui annonce un demain plein de promesses. Ils ne discutent que sur le rire et ne cultivent que l’humour, les plaisanteries les plus drôles, les plus innocentes.
C'est-à-dire si vous voyez dans la chaîne, un travailleur montrer ses gencives sous l’effet d’une claquante crise d’hilarité, ce n’est pas seulement pour manifester sa joie, ni pour marquer le ridicule impayable d’une situation, ou d’une idée ; il exprime par là, dans un langage humain, universel et vieux comme le monde, que la vie s’annonce sous un signe optimiste pour lui et les siens.
Rires heureux de travailleurs quand le sentiment de la réussite baigne dans un enthousiasme toujours neuf ; rires vibrants d’optimisme sous le poids du train-train quotidien sur la route de la vie.
Ici, on travaille en jouant et joue en travaillant. Il faut ça pour traverser les limites et contingences de la vie et l’engager avec imagination et émerveillement. Des fois, le sourire timide y est mais non pas un rire sarcastique, mesquin ou moqueur!
Ici, les maux invisibles tel que la jalousie, l’orgueil, l’hypocrisie, l’ostentation sont déjoués. La pauvreté et la souffrance sont reconnues mais la joie qui règne permet de tromper leur opacité et doucement les dépasser. Bref ils utilisent l’humour comme une clé qui ouvre l’espace étroit de nos limites humaines et partagent la rigolade pour se rapprocher les uns des autres. Car en ouvrant notre espace intérieur, le rire nous ouvre à nous-même et aux autres.
A Macenta, j’admirai regarder ces braves ouvriers fiers et courageux faire le sacrifice de leur vie le sourire aux lèvres.
On dit que la terre appartient aux vivants et que chaque génération a ses héros. Mais il faut que l’esprit chevauche l’espace et le temps pour qu’au soir du souvenir, gronde en nous les passions élevées de nos glorieux ancêtres. Oui, les Samory Touré, Béhanzin, Lat Dior Diop, Nelson Mandela…etc. sont des héros. Oui aussi, le paysan est un héros, si la terre répond, grâce au ciel, à ses patients efforts ; le forgeron qui cisèle le fer est un héros ; le soldat qui, défendant sa patrie, devient tigre quand l’instant du surpassement sonne au moment de la fatalité, est un héros ; le mineur artisanal qui creuse la terre cherchant l’or ou le diamant est un héros qui ne vaut pas plus que la ménagère dont les yeux rougissent aux vapeurs des sauces délicieuses que nous raffolons.
A dire vrai, qui ne risque rien n’a rien. Et tout vient à point à qui sait attendre. Vouloir c’est pouvoir : quand on veut, on peut.
Enfin, "Allah Inana Afrikiya" (Allah nous sommes Africains) …comme a chanté Ismaël Isaac, reggaeman ivoirien.
C’est tout.
vendredi 12 septembre 2008
Reveil
lundi 9 juin 2008
Mama Africa et moi ! (Photo)
C’était une nuit inoubliable. Bonne chance … mon frère Obama.
mercredi 12 septembre 2007
Wontanâra….joyeux Ramadan
Wontanâra est une expression populaire en langue soussou (Guinée). J’aime bien ce mot et la classe même comme une parole enceinte qui ne peut donner le jour qu’aux enfants comme: émotion, courage, sentiment, soutien, tendresse, union, assistance, fraternité, fête ….etc.
Wontanâra veut dire « nous sommes ensemble ».
Toujours ensemble pour plusieurs raisons: l’union fait la force ; un seul doigt peut indexer un objet mais ne peut pas le prendre sans l’assistance des autres doigts ; la vie d’ici-bas n’est qu’un passage éphémère. Et j’en passe.
Donc malgré les occupations quotidiennes, il nous faut accorder un minimum de temps, un petit break pour penser à toutes ces personnes qui, de loin ou de près, ont croisé –un jour- le chemin de notre vie. Notre monde est fait des hommes et femmes de catégories différentes. Et ceux ou celles qui sont gentil(le)s le sont par ce que tout simplement ils/elles l’ont voulu. Vouloir c’est pouvoir: quand on veut, on peut.
Pour moi, les personnes gentilles sont comme des pierres précieuses: On ne les crée pas mais on en a besoin lors des occasions spéciales.
Ainsi, à l’occasion du mois saint de Ramadan qui débute demain, j’ai prié l’Omnipotent Allah afin qu’Il m’accorde un appartement luxueux dans son paradis et vous comme ma voisine dans un autre appartement très somptueux. Car pour moi vous êtes une personne gentille, une personne exemplaire.
Aussi, en disant welcome au Ramadan, je prie Allah afin qu'Il inscrive à votre profit la récompense du jeûne d’une année entière. (Amen).
Encore….Wontanâra (nous sommes ensemble) ….
Bon carême chez vous.
Qu’Allah nous aide.
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/ Par: MoySekou (Software Developer, Kuwait City) -12/09/2007 - moysekou@hotmail.com
samedi 7 juillet 2007
Bilan de la vie
Notre naissance est notre Equilibre d'Ouverture
Notre mort est notre Equilibre de Fermeture
Nos vues compromises sont nos Passifs
Nos idées créatrices sont nos Actifs
Le coeur est notre Capital Courant
L'âme est notre Capital Fixe
Le cerveau est notre Dépôt Fixe
La pensée est notre Compte Courant
Les accomplissements sont notre Capital
Caractère et morales, notre Approvisionnement
Les amis sont nos Réserves Générales
Les valeurs et le comportement sont notre Bonne Volonté
La patience est notre Intérêt Gagné
L'amour est notre Dividende
Les enfants sont nos Investissements
L'éducation est nos Marques/Brevets
L'expérience est notre Compte Meilleure Qualité
Le but est de correspondre le « bilan » exactement. Le but est d'obtenir la meilleure récompense des comptes présentés.
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Source : Internet
dimanche 29 avril 2007
Enterrement singulier!
Mourir étant gros/grosse ou mince ne doit pas être angoissant. Le poids, c'est l'affaire de nos porteurs vers le dernier logis, le cimetière.
Mais lors de l'inhumation, on dit tellement de bonnes choses sur la personne décédée que beaucoup de gens aimeraient porter furtivement un coup d'oeil à leurs propres enterrements. Comment?
Bien, à Gradiska, la Bosnie, Amir Vehabovic, 45 ans, s'est toujours demandé quelle sorte de foule viendrait à son enterrement. Il a essayé de monter une technicité adéquate pour combler son désir.
Ainsi il a truqué sa propre mort, a corrompu des entrepreneurs pour enterrer un cercueil vide, et s'est caché dans les buissons du cimetière. Ainsi, il pourrait compter lesquels des 45 amis et relations qui avaient été invités pour l'enterrement, ont révélé.
Il semble que Vehabovic n'était pas juste averti de combien de douleur il courtisait, ou il n'avait jamais cherché à savoir "qui" il était réellement parmi les autres. Parce que le résultat n'était nulle part près du plus mauvais qu'il ait craint.
Seulement sa vieille mère est venue!
De son refuge dans les buissons, il a observé dans l'horreur l'arrivée de sa vieille mère. Elle était la seule personne en deuil qui s'était présentée pour le service!
Vehabovic a depuis donné à ses amis un morceau de son esprit.
Il a écrit une lettre à ses 45 amis les châtiant pour avoir boudé son enterrement (!). «J'ai vraiment beaucoup pensé à vous, mes prétendus amis». «Il va juste montrer sur qui vous pouvez vraiment compter» indique sa lettre.
Que dois-je dire? Juge-toi avant de juger les autres. Je pense que si Vehabovic se connaissait très bien, s'il savait réellement sa position "sociale", il n'allait pas s'attendre à un bain de foule. Qui sème le vent récolte la tempête. Au plus, quiconque fait du bien, il le fait pour lui-même. Et quiconque fait du mal, il ne le fait qu'à ses propres dépens. En Guinée, nos griots aiment fredonner que les faits d'un être humain ressemblent à un jet d'urine dont les dernières gouttelettes tombent toujours sous les pieds de la personne qui se soulage.
Je pense que la valeur de notre présence parmi les autres ne vient pas seulement de ce que nous faisons ou ce que nous possédons ou bien les personnes que nous connaissons mais surtout "qui nous sommes" envers les autres.
Néanmoins, Vehabovic a pu retenir une leçon: à quel point les amitiés peu profondes peuvent parfois être.
Toutefois, on peut être intelligent(e) toute sa vie et stupide un instant. Mais la stupidité, parfois, est utile.
Gbâtèta Gbâfè………
/____séKOu (Kuwait City) Tit: Enterrement singulier. Date: 21/4/2007 Place: Tadamoun Football Club, Farwaniyah, Kuwait. By: moySékou
Wowowo: "Le chien qui a vu le lion et celui qui ne l'a pas encore vu, ne courent pas de la meme maniere."
samedi 10 mars 2007
Douloureuse réalité
(Par: moysekou, Kuwait City)
Employé dans une grande entreprise de Kuwait City, je suis amené au quotidien a côtoyer plusieurs collègues et clients de différentes nationalités ; parmi ces derniers, il m'est difficile de ne pas admirer mes collègues Irakiens ; je les admire premièrement parce qu'ils viennent toujours au travail a l'heure, parce qu'ils plaisantent souvent avec nous et surtout parce qu'ils sourient toujours…
L'Irak connait aujourd'hui une histoire décevante .Une déception qui peut se lire sur le visage de ses ressortissants. Ces collègues que je côtoie ont toujours le sourire. On peut cependant et légitimement se demander si derrière chaque sourire ne se dissimuleraient pas des sentiments semblables de tristesse; des sentiments d'anxiété, de crainte, de douleur et de survie.
Il y a peu de temps j'ai rencontré Mahmoud chez AGT. AGT est une entreprise pour laquelle j'assure la maintenance de programmes informatiques, comme par exemple Oracle App. System. Mahmoud y travaille comme vendeur. Mahmoud m'interpelle en me prêtant une identité afro-américaine qui n'est pas la mienne. Nous parlons alors de l'Afrique, de la Guinée en particulier car elle a fait la une des chaînes télé lors des massacres des manifestants qui avaient pris la rue contre la mauvaise gouvernance du pays. "Votre pays joue bien au football" me dit-il avant d'ajouter: "Pourquoi ne rentres-tu pas travailler en Guinée?". Il reconnaîtra avoir regardé un documentaire sur la Guinée à la télé. Ce documentaire faisait état de la richesse naturelle de ce pays. Je lui répondais à ma manière, par l'humour, "qu'un vieillard ne prend jamais l'os pour manger sans avoir pensé a ses incisives et qu' une pierre jetée au ciel n'y restera pas éternellement" Je rentrerai donc, inch'Allah. Il m'a rétorqué qu'il était également "une pierre dans l'air, un aventurier".
J'étais soudain déconcerté lorsque Mahmoud m'annonçait qu'il était Irakien. Comment passe-t-il sa journée? Dort-il bien? Comment va sa famille? Autant de questions qui se bousculaient dans ma tête et que je me retenais de lui poser, par souci de ne pas lui rappeler le drame que son pays vit actuellement. Pas besoin de moi pour ça. Mahmoud avait tout de suite noté mon malaise a l'évocation de se sujet et a donc sur le champ essayé de dédramatiser la situation par l'humour en se moquant de la violence, du gouvernement, des milices, des insurgés et des occupants. Aussi décidait-il de changer de sujet en me posant la question suivante: "Comment as tu pu maîtriser si bien la langue arabe? Ce fut difficile, n'est-ce pas?".
Pour moi, les personnes comme Mahmoud, ont une intuition particulière pour la vie et leurs comportements m’apprennent qu'il faut sourire à la vie. Sourire d'être en vie, d'être en bonne santé, d'avoir vu, une fois encore, le soleil se lever ou se coucher. Sourire a l'échec pour mieux repartir. Même si pour sourire, souvent, il faut être à l'aise. Il y a des moments où – quand bien même on porterait un lourd fardeau de douleur dans le cœur- il faut sourire pour faire face, pour se soulager, pour réparer, pour oublier ou pour tout simplement essayer de survivre.
Avant hier, j'ai revu Mahmoud devant AGT. A distance, je l'ai salué d'un geste. Lui m'a répondu par son sourire lumineux. La vie est dure mais plus dure pour les irakiens. Une réalité que nous suivons...dans le plus profond désespoir, une réalité qu'ils vivent...
----------- (Par: moysekou, Kuwait City, 6 Mars '07) -----------
WowowO : -> La vie c'est deux jours: un jour sur toi et un jour pour toi. <-
lundi 1 janvier 2007
Double fête !
Double fête !
Quelle coïncidence ! La nouvelle année 2007 et l'Eid El-Kabîr (Tabaski) se croisent. Les deux occasions seront célébrées ce 1er Janvier 2007. En Arabe, le mot Kabîr veut dire : grand et Eid = fête. Donc la grande fête. Cette fois-ci c'est...la rencontre des deux grands événements.
Sachant que toutes créatures qui se tiennent debout s'affaisseront un jour; et que la mort cavale envers nous à la même vitesse que nous galopons vers la mort; je profite de ma présente respiration pour implorer la grâce de l'Omniscient Allah afin que cette double fête nous apporte plein de bonheur, santé, longévité et réussite dans nos différents besoins, rêves et difficultés.
Amen.
Moysekou (Kuwait).

