mardi 21 septembre 2010

Analyse : Alhassane Keita a-t-il oublié le message de Kampala ?


Il fait beau temps sur la pelouse du Stade Nakivubo de Kampala ce 8 avril 2000. L’Ouganda reçoit la Guinée lors des Eliminatoires Mondial Japon/Corée. La rencontre, amplement disputée, tire vers sa fin. Youla vient d’égaliser, à la 83’. C’est son 2e but de la soirée et le 3e du Syli National. Pablo Thiam de Bayern Munich a ouvert la marque en surprenant les hôtes.


C’est en ce moment de joie que le jeune Alhassane Keita ‘Otchico’ fait sa première apparition au sein de notre onze national senior. Il rentre sur la pelouse en lieu et place d’Ousmane Soumah sous le sourire encourageant du coach Abdoulaye Keita Banks.


Les Guinéens ont modifié leur schéma tactique. Pascal Feindouno semble s'être recentré avec la rentrée de Keita qui, conscient du poids de la tâche, tente de réussir cette première. Ses accélérations, ses touches de balle impressionnent le staff technique. Le temps file. On est presque aux arrêts de jeu, le moment choisi, souvent, par la scoumoune pour s’abattre sur le Syli National.


Mais la beauté du football c’est aussi sa glorieuse incertitude. C’est ainsi que, Feindouno, l’enfant de Kissidougou, en véritable sauveur, place le 4e but guinéen, comme pour dire au portier Ougandais Kawalya qu’il venait d’une ville dont le nom signifie : « terre de sauveur ».


Kissidougou, nom composé de Kissi (être sauveur) et dougou (terre), signifie littéralement en malinké (terre de paix). Les malinkés y ont trouvé refuge sur la route de l’exil. Elle fut créée par Dankaran Touma Keita, le frère de Sundiata Keita, fondateur de l’empire du Mali. Leur dernier chef, Kissi Kaba Keita, livra une bataille sans merci aux colons avant sa mort en 1898. Sa terre est fertile et les denrées agricoles y sont abondantes à des prix imbattables.


Un peu loin de Kissidougou, à 82 km, se trouve la ville de Gueckedou dont le pont métallique jaune sur le fleuve Makona jouxte le Stade de « Makona FC », le club local où Alhassane Keita a continué sa progression après ses débuts dans Diani FC de Nzérékoré.


Plus tard, il quittera le Makona FC et son talent aidant, parvient à s’imposer au Horoya AC (Conakry) où évolue son frère jumeau Alseny.


C’est à Monrovia (Liberia) où travaillait leur père que les frères jumeaux, natifs de Macenta, ont débuté à jouer au ballon. Après de nombreux va et vient, le déclenchement de la guerre civile au Liberia oblige le papa et sa famille à rejoindre définitivement la Guinée, en 1990.


Au pays, Alhassane apprécie et découvre l’importance des relations humaines en tentant d’oublier la pauvreté. Faute de moyens financiers, il arrête l’école à l’âge de dix ans. Dès lors, fort de son talent et d’une volonté à toute épreuve, il se lance un défi : réussir dans le football.


Au Horoya (Conakry), les frères jumeaux forment un duo formidable. Alhassane (attaquant), aime offrir des ballons de but à son frère Alseny (milieu offensif) qui en fait autant. L’entente est exemplaire.


Ils passeront par le championnat marocain avant de rebondir, plus tard, dans l’Axpo Super League Suisse. Et puis arrive ce jour lors de la finale de la Coupe de Suisse (2004/05) : Alhassane, attaquant vedette de FC Zurich affronte Alseny, milieu offensif de FC Lucerne. FC Zurich vaincra par 3-1 dont un but d’Alhassane.


En juin 2008, Alhassane survole la péninsule arabique pour atterrir sur la plus grande des îles Baléares espagnoles, Majorque et dépose sa valise chez Real Majorque en signant cinq ans. Il venait d’Al-Ittihad Djeddah (Arabie Saoudite) où il a passé deux brillantes saisons.


En Primera División, il continue sa bonne ascension, repérant de l'espace et marquant des buts là où les autres loupent. Il l'a fait contre les Barcelone, Real Madrid, Almeria, Zaragoza, Bétis…etc. Mais ici, l’enfant de Macenta doit œuvrer sous une nouvelle contrainte, première de sa carrière : alterner le banc et les titularisations pendant deux saisons.


Le 11 Aout dernier, à Marignane (France), Alhassane Keita a refusé de jouer le match amical Guinée-Mali. Raison ? Il n’était pas titularisé d’entrée. Le coach, c’est le revenant Michel Dussuyer. L’homme qui, en 2004, avait amené Keita à son unique Coupe d’Afrique des Nations (CAN), en Tunisie.


Par le passé, il n’était pas régulièrement appelé en équipe nationale à cause notamment du désamour fortuit entre lui et certains coachs du Syli National. Curieusement, plus il brillait dans son club, plus les coachs du Syli l’ignoraient. Il est souvent sélectionné pendant les éliminatoires mais, oublié lors des phases finales du tournoi continental.


En 2005, Keita entame bien la saison de la Super League Suisse avec le FC Zurich dont il finira meilleur buteur. Mais Patrice Neveu, qui venait de remporter la Coupe Amilcar Cabral, l’a écarté pour la CAN 2006, en Egypte. Et comme si l’habitude était forcément une seconde nature, Robert Nouzaret ne le retiendra pas, aussi, pour la CAN 2008, au Ghana.


En effet, malgré l’indéniable talent qu’il possède, son sens de l’humour, sa gentillesse et surtout son franc-parler, ceux qui l’ont côtoyé ne cachent pas le défaut principal de Keita : la colère subite et imprévisible qui coure dans ses veines demeure réelle.


Keita avait la possibilité de jouer pour le Liberia de George Weah. Il a préféré la Guinée, terre de ses parents. Mais il n'est pas le premier joueur qui a été obligé de choisir entre deux pays. L’attaquant des Lions du Sénégal, Henri Camara, est originaire du village de Manfédou, à Kissidougou, fils de feu Prosper Camara et neveu du légendaire Maxime Camara du Hafia Football Club. Saliou Diallo, longtemps dernier rempart du Syli et Ibrahima Soreya Camara, actuel défenseur de KAS Eupen (D1 Belge) et latéral du Syli, auraient plutôt joué pour la Sierra Leone. L’Afrique n’est-elle pas une famille ? Plusieurs footballeurs africains sont partagés entre l’amour de leur pays d’origine et l’honneur de leur pays d’adoption.


Et la fin du match à Kampala ? Oui. La scoumoune y était bel et bien présente. Car malgré l’effort des Guinéens, les Ougandais remettront les pendules à l’heure dans le temps additionnel. Score final : 4 buts partout.


En arrachant ce match nul difficile, Pablo Thiam, Morlaye Soumah, Sekou Drame, Mamadi Kaba et les autres pachydermes de ce soir, venaient d’illustrer devant le jeune débutant Keita ce que chaque footballeur, professionnel ou amateur, doit faire, à tout moment, pour honorer sa patrie. Un message que Keita avait poliment reçu, compris et respecté. Pendant dix ans, il a honoré le drapeau national.


Mais hélas, le temps change. Et l’homme, s’il n’est pas caméléon, il change et de peau et de conduite. Ce refus de Keita d’être remplaçant en équipe nationale, en match amical, alors qu’il était presque abonné au banc durant toute la saison à Real Majorque, suscite de nombreuses interrogations.


Il est primordial que les footballeurs africains comprennent que leur bonne prestation en équipe nationale est une fierté inestimable qui sème le sourire sur les lèvres de leurs compatriotes. Et ce sourire, les Guinéens en ont réellement besoin, eux dont le sous-sol est gorgé de richesses naturelles, avec une terre fertile et naturellement arrosée mais, paradoxe révoltant, qui croupissent dans la pauvreté !


La vie n’est qu’une succession perpétuelle des faits par des voies dont seul l’Omniscient Allah détient les contours. Succession ? Oui. Ce match amical contre le Mali aura permis à un autre jeune débutant de bien fêter son baptême de feu au sein du Syli National. Auteur du premier but, toujours souriant, il s’appelle Ibrahima Traoré, 22 ans, attaquant du FC Augsbourg (D2, Allemande). Keita devrait jouer cette rencontre et, par la plus belle manière, lui transmettre le même message qu’il avait reçu, un jour, à Kampala. Il ne l’a pas fait. A sa place, le capitaine Kamil Zayatte, auteur du 2e but et les autres, l’ont fait, brillamment. Car dans ce match, le Mali d’Alain Giresse ne tremblera pas les filets guinéens.


Le foot guinéen, pour retrouver son lustre d’antan sur le continent, a besoin des dirigeants et des joueurs qui veulent « vraiment » servir la Nation. Selon Charles de Gaulle : «On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu.»


/__ Moysekou (Kuwait City)

jeudi 9 septembre 2010

Ethiopie-Guinée : Yattara, les artistes et les buts de tête.


Loin, très loin de Kaloum, sur les altitudes d’Ethiopie, le Syli National de Guinée a démontré ce soir, devant ses hôtes éthiopiens, des pas de Doundoumba (la danse de l’homme fort). Cette danse de nos braves ancêtres que notre emblématique ballet «Les Ballets Africains de Guinée» ont toujours exhibée avec fierté dans plusieurs grandes villes du monde.


A Addis-Abeba, les hôtes du Syli sont connus comme Walya, les Antilopes, et pour de bonnes raisons. Ces athlètes naturels furent l'une des 3 équipes avec le Soudan et l'Égypte à prendre part à la première Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en 1957. Finaliste en 1959, ils vaincront la compétition en 1962 en tant que pays organisateur. Vingt ans plus tard, en 1982, ils joueront leur ultime CAN à Benghazi, Libye. Et depuis ce jour, ils courent et se battent pour revenir.


Le jeu ? Eh bien, au début, c’était l'effort, et l'effort. Le ballon pareillement aux pieds des deux protagonistes ou dans l’eau des suites d’une averse. L’imagination de dominer et l'espoir de vaincre cèdent au stress. La seule magie dans le jeu développé par les Antilopes est d’essayer de surprendre les visiteurs. C’est pourquoi, pendant les 28 premières minutes, leur ferme détermination devant les attaques des Mansaré, Karamoko et Yattara et leur volonté de s’imposer les ont permis d’ouvrir le score à la 29e minute.


Mais peu importe la peur qui a atteint, ébahissement, le Syli au cœur, au moment où l’on s’y attendait le moins, les joueurs guinéens, déterminés physiquement et mentalement, se sont refusé à accepter cette domination au score. C’est ainsi que six minutes plus tard, Ibrahima Yattara, sur une frappe croisée, obligera le portier Ethiopien d’aller chercher le ballon du fond de son filet.


Un fan crie : "Yattara ! Yattara !". Très en vue ce soir et incontestablement l’homme du match, Yattara est l'un des footballeurs les plus inspirés jamais engendrés par les clubs guinéens. Les autres artistes s’appellent Petit Sory, Maxime Camara, Papa Camara, N’Joléa, Cherif Souleymane, Mory Koné, Bernard Sylla, Mohamed Sylla Socrates, Salam Sow, Titi Camara, Morlaye Soumah Colovati, Fodé Mansaré, Pascal Feindouno et j’en passe.


Et s’il y aurait toujours, du coté de l’équipe gagnante, un joueur plus content de la victoire que les autres ; ce soir, cet heureux devrait certainement être Ibrahima Yattara dit Pokou. Car l’enfant de Kamsar n’a jamais été en odeur de sainteté avec l’ex-coach Robert Nouzaret, qui l’avait d’ailleurs écarté, in extremis, lors de la CAN 2008. Mais depuis l’arrivée de Michel Dussuyer, Pokou entame bien son retour en équipe nationale.


Ce prodige est l'un des meilleurs ailiers africains en raison de son aptitude technique. Son sang-froid devant la cage, ses dribbles imprévisibles, combinés à une bonne traversée, lui permettent de pénétrer les défenses les plus compactes. Le sélectionneur espagnol Luis Aragones a une fois déclaré que « le style de jeu de Yattara est très similaire à Ronaldinho ». Les clips de ses gestes techniques impeccables -(Yattara Show, Yattara vs Ronaldinho)- sont visionnés par des centaines de milliers d’internautes.


Son père, Salifou, était un grand défenseur des « Caïmans de Kamsar ». C’est dans les rues de cette ville minière Kamsar que cette combinaison de vitesse, dribble et touche splendide de Pokou a été repérée par le club local Sangaredi. Il fera ensuite la fierté d’Atletico de Coleah (Conakry) mais c’est au Royal Antwerp FC (D1, Belgique) qu’il va réellement ciseler son art. Le club turque Trabzonspor (D1, Turquie) qui pratique un football offensif, voit en lui l’ailier parfait. L’histoire de ce club retiendra leur alliance de sept saisons d’affilée qui a débuté en 2003. L’année suivante Trabzonspor remporte le championnat grâce à une forte contribution de Pokou qui progresse aisément. Un an plus tard, il devient le meilleur joueur de la Turquie (Turkcell Süperlig). Il est toujours lié a ce club jusqu’en 2012.


Plusieurs grands clubs européens ont également voulu faire signer le « Ronaldinho guinéen ». En Mai 2008, l'AS Roma s’est présenté mais Trabzonspor aurait exigé, en échange, le joueur de la Roma Francesco Totti. Et l'affaire a échoué. Aussi, en Janvier 2009, le Real Madrid s’était intéressé au talent du guinéen avant de se raviser. Al-Sadd (Qatar) et l’Olympique de Marseille (France) ont aussi manifesté leur intention de le recruter.


La tradition du football insiste sur le fait qu'un seul homme ne fait pas une équipe, mais deux la font. A Addis-Abeba, notre onze national en avait dix-huit. Donc, le Syli n’a pas ressenti l’absence de son attaquant Ismaël Bangoura, resté à Dubaï où il a signé le jeudi à Al-Nasr (Émirat Arabes Unis), et joué son premier match sous son nouveau maillot ... le lendemain !


Il y a toujours un élément d'illusion lorsqu’un footballeur de haut niveau choisit la pente descendante, un championnat de bas niveau, privilégiant le facteur financier.


Quant aux joueurs présents à Addis-Abeba, appuyés par l’excellente performance du portier Naby, ils ont brillamment réussi à créer une véritable soirée de coups de tête. Elle débute à la 46’ lorsque Yattara dépose le ballon sur la tête de Kalabane qui corse l’addition. Puis, à la 60’, le même Yattara centre sur la tête de Karamoko qui, avec un éblouissant coup de tête, trompe le portier éthiopien. Enfin, sur un service de Mansaréà la 75’, le capitaine du Syli Kamil Zayatte scelle la victoire en inscrivant le quatrième but, aussi, de la tête. Score final: Ethiopie 1 Guinée 4.


La fin a justifié les moyens et la Guinée sera bien à l'aise en recevant le Nigéria, dans un mois, à Conakry.


/__ Moysekou (Kuwait City)

vendredi 28 mai 2010

Ne les écoutez pas.


Ne les écoutez pas.

Certaines personnes négatives vous faites sentir comme si tout est en descente et que rien n'est possible! Ne les écoutez pas. Rappelez-vous que leur point de vue n'a rien à voir avec votre point de vue, et que vous avez une idée très différente de ce qui peut et ne peut être fait. Il est crucial de briser vos objectifs en petites étapes réalisables et les aborder, un à un.

jeudi 1 avril 2010

Quand ?

Quand ?

Le 4 Juin 1979, le lieutenant d'aviation Jerry John Rawlings, un officier populiste au Ghana, a été libéré de sa geôle par un groupe de jeunes officiers dirigés par le Major Boakye-Djan. Ils ont nommé Rawlings comme leur porte-parole, et donc il est devenu président de la république.

Tard, Rawlings s’est brouillé avec Boakye-Djan, l'homme qui l'a sauvé et lui a remis la présidence. La tournure des événements obligera Boakye-Djan à quitter le Ghana pour vivre, en exil, à Londres.

Le 7 Novembre 1982, le médecin-commandant Jean-Baptiste Ouedraogo et un groupe de jeunes officiers subalternes ont pris le pouvoir dans un coup d'Etat en Haute-Volta (actuel Burkina Faso).

Les mêlées factionnelles se sont rapidement développées entre les «modérés» et les «radicaux» dirigés par un très jeune, intelligent et charismatique officier appelé le capitaine Thomas Sankara. Mais la lutte interne et la rhétorique gauchiste de Sankara se sont poursuivies, conduisant à son arrestation.

Capitaine Blaise Compaoré, un ami proche et un confident de Sankara, fit un geste. Lui et ses collègues officiers partirent libérer capitaine Sankara de sa prison. Et tout comme les événements en faveur d’un autre officier subalterne au Ghana, ils ont installé Sankara en tant que président, le 4 août 1983.

Pour être bref, le temps passait et les tensions montaient, se terminant dans le tragique assassinat, qui a été planifié par le capitaine Blaise Compaoré, de Sankara le 15 octobre 1987.

Boakye a aidé Rawlings à accéder au trône, et fut obligé de regarder la suite, dans les coulisses de l'exil, à Londres. Compaoré a balayé Sankara pour, ainsi récupérer le siège pour lui-même.

Il y a longtemps, quelque part, j'ai lu ceci: «La trahison ne réussit jamais, car, lorsqu'elle réussit, on lui donne un autre nom.» Mais mon souci demeure le suivant: A quand la fin de ces regrettables scénarios sur le sol de ma bien-aimée Afrique? Oh Mama Afrique !

____/by: .moysekou.

_____Kuwait City 31/03/2010 ---- Baytak Tower -----

lundi 8 février 2010

Sourire

Sourire.

Sourire d'être en vie, d'être en bonne santé, d'avoir vu, une fois encore, le soleil se lever et se coucher. Sourire à l'échec pour mieux repartir. Même si pour sourire, souvent, il faut être à l'aise. Il y a des moments où – quand bien même on porterait un lourd fardeau dans le cœur- il faut sourire pour faire face, pour se soulager, pour réparer, pour oublier ou pour tout simplement essayer de survivre.

samedi 9 janvier 2010

Ma conscience...

Lettre [005] à Moy: Ma conscience...

Mon cher Moy,

Au seuil de ma conscience, je prends l’ablution, enlève mon repose-pieds et prie en reprenant la prière de Prophète Moussa (PSL) quand il appela Allah: (Seigneur, glosez-moi ma poitrine, facilitez-moi mes tâches, et fortifiez ma langue, pour qu'ils comprennent mes propos….)

Sur le seuil de ma conscience, je vais freiner. La conscience, cette partie sensible, sensationnelle et intouchable du corps humain. Cet endroit que nous ne pouvons pas, par chirurgie, enlever et jeter hors de nous. Mais, à l’aide d’une décision purement démoniaque, nous pouvons l’abroger, sans remords.

Ainsi, je vous demande de toutes vos valeurs : n'abrogez pas votre conscience ; ne l’écartez pas de vos pensées, décisions et agissements quotidiens avec les autres. Car si vous perdez la conscience vous allez perdre toutes les autres valeurs humaines. Comment est-il possible d'être sincère, honnête, loyal, croyant et respectable si vous êtes sans conscience. Perdre votre conscience, c’est perdre l'intégrité, la dignité et toutes les qualités dont jouit l'humain.

Chacun de nous mène une vie agitée de ses sentiments mitigés. On y trouve le bien et le mal. Les « bons » sont ceux dont le « bien » domine leurs actions. Et les « méchants » sont ceux dont le « mal » focalise, de façon permanente, leurs goûts et actes. Mais la conscience reste le facteur décisif qui rend les bons accrochés à leur bienfaisance et exhorte les méchants à se débarrasser de leur méchanceté. Bien sur pour que les personnes méchantes deviennent bonnes ; mais les étapes nécessaires pour cette métamorphose peuvent varier en raison de la disparité de la notion d'éthique dans chaque être humain et l'environnement dans lequel il évolue.

Toutes fois, cher Moy, remerciez le bon Dieu pour votre capacité de différencier si une action est bonne ou mauvaise, de distinguer entre ce qui est juste et injuste, vrai et faux ; bref, ce qui conduit à un sentiment de regret lorsque les actions croisent les valeurs morales.

Merci.

/___par : .moysekou.

--Kuwait, Mahboulah 08-jan-10---

vendredi 25 septembre 2009

Guinée: Mon pays, mon espoir.

Guinée: Mon pays, mon espoir.

J’espère. J’espère qu’un jour ma pauvre patrie prendra son envol comme les autres nations. Elle sera démocratique, développée et attirante.

Bien sur la réalisation de certains rêves peut paraitre aussi dure qu’arracher une incisive du lion; mais on aboutit toujours à notre but quand on a la ferme volonté d’y aboutir. Car vouloir c’est pouvoir: quand on veut, on peut -avec l’assistance du bon Dieu-.

En décembre 1989, les libériens affluaient le sol guinéen fuyant la guerre civile déclenchée par leur maudit Charles Taylor. A Macenta, je les voyais exprimer fièrement leur espoir pour un retour rapide chez eux. Certains disaient en haussant les épaules: «We were born there; we want to die there.» (Nous sommes nés là-bas; nous voulons mourir là-bas.) Mais cet espoir, debout comme un poteau, durera 14 ans. Ils ne retournèrent définitivement qu’en 2003; après le départ forcé de Charles Taylor, chassé par les Etats-Unis d’Amérique.

Le symbole américain Martin Lutter King lutta pacifiquement contre la discrimination raciale dans son pays. Il avait un rêve. Il espérait qu’un jour; l’homme Noir sera considéré non pas par la couleur de sa peau mais par ses qualités. Quatre décennies après sa mort; son espoir tant rêvé vit le jour un 4 Novembre 2008 avec l’élection de Barak Hussain Obama comme Président des Etats-Unis d’Amérique. Les larmes des Noirs coulaient à flot un peu partout dans le monde, synonyme d’une joie ineffable.

Mahatma Gandhi, sans l’espoir de vaincre, n’aurait pu mener sa longue lutte pacifique vers le quai de sa victoire historique sur les anglais. Déterminé à atteindre son motif, il répétait courageusement que "la vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre".

Nelson Madiba Mandela, dans ses profondes méditations perpétuelles, ne rêvait que de voir la discrimination raciale boutée hors de sa patrie pour que les humains y vivent tels qu’ils sont nés : égaux. A pas surs, sans relâche, il poursuivit son combat jusqu'à un 10 Mai 1994 qui le vit intronisé comme le président des sud africains. Qui ne risque rien n’a rien. Et tout vient à point à qui sait attendre.

Donc l'espoir est une chose merveilleuse, mais s’il n'est pas complété par des calculs réalistes et des travaux concrets loin des slogans infondés, il peut induire l’humain en erreur, et égarer le peuple. Les présidents Sékou Touré, Mobutu Sesse Seko, Idi Amine Dada, Lansana Conté, Robert Mugabe …etc. avaient tous suscité des espoirs à l’aube de leur pouvoir. Mais hélas, l’homme même s’il n’est pas caméléon; il change et de peau et de couleur. Les braises de leurs ignobles dictatures resteront gravées dans nos mémoires.

En effet, les nations ne triomphent pas sur leurs ennemis par de simples paroles ou slogans. Idem pour les individus. L'homme, de nature, ne rêve que du «bien» pour lui-même, et souhaite que le «mal», tout le mal soit toujours pour l'ennemi. Cependant, ce «bien» ne peut être réalisé par un simple rêve, mais plutôt par un travail solide. Et le moyen le plus important pour cela demeure le savoir qui a obtenu de grandes réalisations. Le savoir en sciences physiques et sciences sociales.

A dire vrai, l’être humain aime beaucoup espérer. Car sans l’espoir, l’histoire serait modifiée. Mais cet espoir, souvent, nous illustre comme si une cible lointaine est proche et peut être atteinte rapidement.

Peu importe l’actuelle position de ma patrie, je continuerai à espérer, malgré tout. Une sagesse guinéenne ne nous enseigne t-il pas que malgré la lenteur du caméléon, il n’espère qu’atteindre sa destination, tôt ou tard. C’est pourquoi, dans ses balades quotidiennes, il pose lentement chaque pas en fredonnant son dicton préféré : « le jour éloigné existe; mais celui qui n’arrivera jamais n’existe pas ».

Bref, mon message à l’Omnipotent Allah est: Dieu le plus fort, qui peut aider le faible sans toi; aides mon faible pays à sortir de sa léthargie.

/___.moysekou.

mardi 22 septembre 2009

Le serviteur du mal ! (2)

Le serviteur du mal ! (2)
21/09/2009

Il est infatigable pour atteindre son objectif. Chaque fois qu'il atteint un objectif, il se précipite pour dormir tôt afin de pouvoir rêver d’un autre objectif.

Dépourvu de honte et de dignité, il lui est facile de mentir sans regrets ou se métamorphoser quand il veut. Il est variable comme les vagues de la mer. Il aurait tenté tous les moyens, pris tous les chemins, monté sur toutes les plateformes. Il n’accepte jamais la défaite et ne veut être devancé par personne. Il ne connait pas la soumission et ne cède jamais. Son opinion est vraie et celle des autres est fausse cent pour cent. Son idée est correcte et les idées des autres sont toutes erronées. Il n'hésite pas à s’appuyer sur n’importe quelle épaule ou grimper tous les arbres ou plagier des différents personnages pour atteindre ses objectifs.

Gonflé comme le paon, il pense que tout tourne dans son orbite; tous les faits doivent tomber dans sa poche et tous les êtres humains sont nés pour lui rendre service. Il monte escalier après escalier pour n'être rattrapé par personne. Il rêve nuit et jour d’être au-dessus de tout le monde.

Il ment, vole, détourne, trahit et détruit les relations. Incroyable, il se dissimule derrière les apparences religieuses pour tromper alors qu’il n’a pas de doctrine immuable et ne croit réellement qu’aux pouvoirs mystiques. Il s’adosse aux marabouts, magiciens, féticheurs et charlatans en rempart autour de lui pour se protéger de toute attaque qui pourrait l’exposer, voire ruiner ou stopper son ignoble besogne.

Personne, sauf lui, ne mérite le succès. Il ne sait pas la miséricorde, l'affection ou l'amour. Il ne comprend pas le sens de la loyauté, l'amitié et la sincérité. Chaque personne, pour lui, est un trou d’escapade. Et chaque grande chose, à ses yeux, mène à une autre plus grande. Son cœur est pollué de rancune, de jalousie et d’hypocrisie. Pire, il ignore le nombre de ses victimes.

Pour lui, tout acte a un prix. Si tu n’es pas de son avis, tu as décollé et quitté son orbite. Il se vengera sans aucun doute, quelque soit la manière ou la durée. Même s’il lui faudra confier cette mission à un de ses multiples marabouts et féticheurs. Il n'accepte pas qu'il y ait d'autres points de vue. Il considère ses mots supérieurs aux mots des autres. Il se voit le seul fabricant de la gloire et de l’opportunité; l’unique donneur du succès et du pouvoir.

Bref, il ne raffole que la trahison et l'injustice. Malheureusement ce démon habite parmi nous. Mais pour qui se prend-t-il ?

/___.moysekou.

Le serviteur du mal ! (1)

Le serviteur du mal ! (1)
21/09/2009

Il est toujours excité de voir son souhait se réaliser. Et lorsque ce souhait est accompli, les démons de son pollué cœur de mal lui apparaissent aussitôt pour ennuyer ses nuits et bouleverser ses jours. Ainsi, se brise son engouement tant attendu de déguster sa proie, désespérément.

Il ne mérite pas le moindre respect. Il promet des choses et apporte leur inverse. Il étale le slogan de la liberté et l’exerce intelligemment pour compenser ses propres pénuries et privations qu’il traine depuis belle lurette.

Pendant une certaine période, il se sentait moralement blessé, surtout en découvrant que la contrée est pleine des ses nouvelles et surtout des révélations palpables sur ses secrets, buts et autres astuces qu’il utilisait auparavant. Pour sortir de l'ombre, il a maintes fois recherché de nouveaux rails et moyens, en vain. La nostalgie de la gloire, de la célébrité et de l'influence le traumatisaient constamment jusqu'au jour où quelqu'un est venu lui murmurer à l’oreille cette idée géniale qu’il utilisera pour ramper, une fois encore, sous le feu des projecteurs, vers la célébrité. Mais, il ne tardera pas à contrarier tous les principes, valeurs et opinions auxquels il s’adossait jour et nuit. Tan pis, puisse qu'il a déjà atteint ses objectifs.

Ainsi, il trouve finalement son gout d'humilier les gens. Il trouve du plaisir dans la perte des valeurs et dans la destruction des ponts d'amour, de fidélité et de fraternité. Il trouve la joie dans la maison d'araignée dont il tisse les fils de mal, de trahison et de tromperie.

Notre ami a monté son plan pour le service du mal, ses fondements de mauvais principes et ses méthodes d’exécution en choisissant très soigneusement ses complices, espions et missionnaires.

A dire vrai, tant qu'il y aura des acolytes de mal, tant qu’il y aura des gens qui supportent et financent le mal, vous trouverez toujours des homo-sapiens déterminés, sans fatigue, à le servir.

En effet, le service du mal n'a pas besoin de pouvoirs surnaturels. Il suffit d’abandonner les aspects du bien en vous, et vos propres valeurs de bonne conduite. Ensuite, vous ne verrez que des volcans de mal se révolter, sans besoin nécessaire de les réchauffer.

/___.moysekou.

jeudi 20 août 2009

Sois véridique.

Lettre [004] à Moy: Sois véridique.

Cher Moy,

As-tu essayé de dire la vérité dans des circonstances où mentir paraissait plus propice? As-tu une fois essayé de soulever ta voix et crier fort contre le faux? As-tu essayé de t'opposer à une chose que tu n’aimes pas? As-tu tenté de dire la vérité avec un ton qui n’est pas apprécié par les félons?

Essayes-tu de t’exprimer avec la plus grande honnêteté et en toute transparence? As-tu essayé de cacher tes sentiments au fond du cœur pour dévoiler la vérité, peu importe, qu’elle soit douloureuse?

As-tu osé avouer à tes proches tes vrais sentiments pour eux, ou exprimer ton refus contre leurs actions qui te sont inadmissibles? Est-ce que tu as décidé, un jour, d’être ouvert et clair dans tes propos, et de ne pas avoir peur d’être blâmé? As-tu commis une erreur, ou un péché et l’as reconnu?

As-tu une fois combattu ton envie de mentir, de trahir ou de flatter quel qu'en soit le coût en déclenchant tes foudres de vérité depuis le fond de ton cœur? Sais-tu que dire et admettre la vérité est un geste qui purifie l’âme des délits?

Mon cher Moy, la vérité mérite de triompher, toujours. Elle nous fait éviter les punitions que méritent nos fautes ou erreurs. Mais lorsque nous sommes en difficulté, nous pensons que le mensonge peut nous sauver. Ainsi il nous attire et nous promet sa protection totale. Mais en réalité, il ne protège jamais. Il nous honnit et dévoile ce que nous dissimulons, quelque soit la durée. Grosso modo, «le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits. » - dit un adage africain.

Parfois, certains parmi nous rejettent la vérité ou n'ont pas le courage de la dire, soit de courtoisie, de peur ou d'hypocrisie.

Ecoute bien Moy : des fois, si tu dis la vérité, les gens te traitent de rude et te boudent. Et si tu te tais et la caches dans ton cœur, non seulement tu t’humilies mais aussi tu te fais croupir sous le fardeau de faiblesse et d'oppression. Quelle honte !

Sais-tu que lorsque tu es honnête avec toi-même, honnête avec les autres, parfait dans tout ce que tu exerces; aucune force ne pourra te vaincre : parce qu’Allah t’aidera à triompher. Il nous a promis la conquête dans de pareilles occasions.

Au plus, dire la vérité est une bravoure qui séduit et fait sentir la liberté, l'indépendance et la confiance, mais ce geste est surtout lourd et coûteux. Ses conséquences sont souvent navrantes et ne peut être supportées que par les personnes qui placent leur dignité au dessus de tout et croient sincèrement au Destin. Une croyance saine et sauve.

Bref, chez nous en Guinée, on dit que le mensonge de tout un village est une vérité pour ce village. Mais est-il logique d’admettre une menterie à cause de sa notoriété ?

Eh Wotan ! Qu’Allah nous en garde.

Bien à toi.

/___.moysekou.

mercredi 19 août 2009

Sois simple.

Lettre [003] à Moy: Sois simple.

Il faut juste vivre comme un riche ... c'est tout.

Les riches aiment dormir tard la nuit. Ils restent éveillés, soit à chasser de nouvelles transactions avantageuses ou à rechercher des voies et moyens pour accroître leur fortune. Les pauvres tardent toutes les nuits, devant leurs télévisions qui, a dire vrai, ne fait qu’élever le degré de leur stress ou leur température corporelle.

Quoi qu’il en soit, tu ne peux pas offrir quelque chose que tu ne possèdes pas. Donc, si tu n’as pas les bases indispensables pour prendre l’élan nécessaire vers la richesse, ne rêve même pas de devenir millionnaire mais facilite-toi la tâche en essayant de vivre simplement comme si tu étais réellement millionnaire. Parce que si tu veilles toute la nuit durant toute ta vie, ta récolte tant attendue peut ne pas être autre chose que de l’insomnie, tandis que les autres amassent des millions, même en ronflant tranquillement dans leur sommeil.

Le problème est que les riches possèdent d’énormes fortunes, mais ils ne savent pas exactement quoi faire avec. Le contraste est que les riches savent amasser ces montants, mais ce sont les pauvres, qui dans leurs tètes, savent bien comment les dépenser...

Eh Wotan ! Qu’Allah nous en garde.

/___.moysekou.

lundi 10 août 2009

Fais comme le roseau.

Lettre [002] à Moy: Fais comme le roseau.

Cher Moy,

J’espère que ces lignes te seront utiles.

En effet, l’un des paradoxes africains est que: le bonheur et le malheur, la joie et le chagrin sont accueillis respectueusement dans le même logis, célébrés –à peu près- de la même manière. Les cris de joie intense et les hurles de douleur profonde sont souvent bilatéraux.

Donc ne sois pas étonné de voir quelqu’un pleurer le matin et danser le soir. C’est ça une autre fierté africaine. Car cet afro qui pleure le matin la mort d’un proche et danse le soir le mariage d’un ami ou le départ d’un autre proche pour l’eldorado Européen ou Américain, pense que, malgré les circonstances ou les épreuves, la vie doit être accueillie sous l’angle que la vie, elle-même, a choisi pour se présenter à nous.

Ce dernier n’a réellement pas de plans ultérieurs, ni regrets éternels. Il mène une vie paisible. Il n’accuse personne et remet tout entre les bras du destin. Il se motive à travers la patience dans la croyance que «vouloir c’est pouvoir »-quand on veut, on peut, avec l’assistance de l’Omnipotent Allah. C'est-à-dire tout vient à point à qui sait attendre et peu à peu le fil de coton devient pagne.

Tout peut changer et évoluer si l’on s’adonne à fond. L’homme moyen, aussi, peut devenir meilleur.

Autre fait attirant chez toi c’est de pouvoir souhaiter pour les autres ce que tu souhaites pour toi-même. J’apprécie cela. A dire vrai, c’est une qualité rare chez les humains. En Afrique, par exemple, tout le monde aime taquiner le fou avec le souhait qu’il ne soit jamais membre de leur famille. Ce n’est pas normal. Car quand on coupe les oreilles, le cou s’inquiète. Et quand il y a incendie chez le voisin tout le monde s’inquiète pour son bien en allant porter secours aux sinistrés. Si tu souhaites du mal pour les autres, les retombées de ce mal pourraient t’atteindre par des voix dont seul l’Omniscient Allah détient les secrets.

Et surtout apprends à supporter les obstacles de la vie en faisant comme le roseau qui ne casse pas sous les rafales de vent, mais se courbe pour se redresser après.

Bien à toi.

/___.moysekou.

dimanche 9 août 2009

Sois vigilant.

Lettre [001] à Moy: Sois vigilant.

Cher Moy,

Je t’ai écouté et compris.

Tu te qualifies de malin; que tu possèdes un pouvoir intuitif qui te permet de voir la partie sous-jacente des paroles «vides». C'est-à-dire, que tu peux savoir si les propos d’une personne ne reflètent pas ce qu’elle garde réellement au fond de son cœur. Cette faculté est très utile, mais aussi elle peut être très dangereuse –tu pourrais sentir des choses que tu ne devrais pas. Au fait, tu n’auras que de surprises, sans cesse. Crois-moi.

Mais la surprise est une partie intégrale de notre vie quotidienne. Elle peut, des fois glisser nos plans de leurs trajets originaux. Cette perturbation n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Elle tente à un peu malaxer quelques éléments de notre vie et l’infuser avec une certaine énergie encourageante. Quoiqu’il en soit, tu dois apprendre à être moins rigide sur certaines choses.

Aussi, on dit que celui qui peut apprécier l'inconnu et l'imprévu, trouvera plus d’opportunités dans la vie. Je pense qu’il trouvera autant d’ennuis aussi. Donc si tu penses que certaines personnes influentes autour de toi, commencent à devenir malhonnêtes ; sois attentif en révélant cela aux autres. Car ça peut contre-attaquer.

Juste essayes de prendre tes distances. Ne les accuse pas tout le temps. L’homme, s’il n’est pas un caméléon, change et de peau et de conduite. Des fois, son humeur agit comme les différentes températures d’une journée.

Aussi, il est impossible d’être content tous les jours de l’année. Exactement comme le jour et la nuit, joie et chagrin se succède dans le cœur d’un homme, affectant d’abord sa mémoire, ensuite devenant manifeste.

Bref, sois simple, compréhensif et vigilant.

/___.moysekou.

mardi 7 juillet 2009

African Day: Venez voir….!

African Day: Venez voir….!
(By: Moysekou) 26/05/2009


Je me rappelle d’un morceau préféré des vieux animateurs de Radio Guinée. Il s’agit d’une très vieille chanson africaine dont l’artiste passe son temps à fredonner la même phrase : « Ve-nez voir…, venez-voir….dansez…eh ». Ce morceau aurait pu être lancé pour ouvrir la soirée African Day (Journée Africaine) à l’Hôtel Marina de Salmiyah (Kuwait City). Nous y étions ce soir, pour voir, célébrer, déguster et s’amuser.

Comme «Venez voir…» n’y était pas joué, je suis entré dans la salle en me le chantant doucement, à basse voix.

Durant la soirée, mon amie M.B (photo: arme marocaine en mains) filmait tout et rien. Sa camera serait pleine de jolis vues et «pas» de danse décalés et improvisés par la même joie habituelle qui, dans de pareils hasards, culbute nos globules sans relâche: la joie d’être en vie et en bonne santé. Louanges à Allah, l’omnipotent.

Sur les stands de nos ambassades accréditées à Kuwait City, on pouvait voir des objets de leur artisanat, vitrine de la culture africaine. Aussi, chaque pays a apporté, en qualité et en quantité, sa gastronomie riche et variée. Et comme si les dépenses venaient de nos poches, nous avons tranquillement bouffé leurs délicieux plats.

Une fois encore, les habits traditionnels ont été la preuve vivace de la diversité culturelle de notre continent.

A Marina, nous avons pu voir les facettes de la beauté naturelle africaine, célébrer et renouveler le souhait d’une Afrique unie –malgré que cela me parait plus dur que coiffer un bébé qui n’est pas encore né! -. Aussi on a pu déguster les diversités culinaires et surtout créer de nouvelles amitiés au delà de nos contrées et terroirs.

Les absents n’ont pas eu tort, car ils étaient occupés. C’est la diaspora.

By : Moysekou – 26/05/2009 –KFH FZ-Kuwait


mardi 9 juin 2009

Jamais...

Jamais...

Ne cassez jamais quatre choses dans votre vie: « Confiance, Promesse, Relation & Cœur » parce qu’en les brisant, ils ne font pas de bruit mais beaucoup de douleur.
.....

lundi 25 mai 2009

Moment indicible !

Moment indicible !
(by : Moysekou)

Ce fut un moment indicible pour moi. Un état émotionnel causé par un sentiment de vide que va laisser la mort probable d’une personne qui m’est très chère. Un état de fait perturbé par mes sentiments de tristesse, de peine et de désespoir.

Cet état, je l’ai vécu un soir lors de ma «dernière» visite au chevet de mon ami d’enfance Oumar «Okass» Keita à l’hôpital Donka de Conakry. Il souffrait énormément. Je devais m’envoler le lendemain pour le Koweït où j’entamais mon baccalauréat.

J’étais attristé par son état et ne savais que dire. Lui me regardait comme s’il attendait, de moi, un geste miraculeux qui le débarrasserait de cette souffrance. Moi je ne pouvais rien lui assurer…tellement que j’étais ébahi, heurté et incapable.

J’ignore toujours pourquoi et comment je me suis fortuitement plongé dans une causerie rythmée avec lui et en épiloguant sur notre petit passé, son visage rayonnait d’un sourire éclatant. Il me répondait, agitait sa tète et souriait toujours.

Très ravi, il en profita pour faire ce qui lui manquait depuis belle lurette : converser et rigoler avec ce petit monde d'amis et parents présents dans cette salle dépressive de l’hôpital Donka. Sa mère nous remerciait infiniment en nous priant d’y revenir dès que possible. Mais hélas, l’homme propose, le temps transpose et Dieu dispose.

En quittant, il me serra la main et me remercia chaleureusement pour la visite et pour la montre que je lui avais apportée du Koweït. J'étais très ému.

Sur le chemin du retour, une partie de moi me blâmait pour avoir commis une terrible erreur en déboutonnant subitement mon appétit de parler, sans tenir compte de son état lamentable. Mais aussitôt, l’autre partie me réconforta d’avoir plutôt bien agi.

«Okass» était charmant, simple, social, brave et très brillant à l’école.

Ce soir là, nous nous séparâmes en larmes et gémissements dans une circonstance pathétique où chacun était complètement déconnecté de ce qui se passait autour. C’était notre ultime rencontre. Il décéda une semaine après.

Et depuis lors, grâce au pouvoir céleste, on se revoit des fois, dans mes rêves et cauchemars. Cela m'apaise et me fait trop penser à lui, tandis que son absence me tracasse, toujours.

Que nos regretté(es) regrettent leurs séjours terrestres face à leurs félicités célestes.

Qu’Allah les accueille dans son paradis.

By: Moysekou (Software Developer) - 25/05/2009
(Web site: http://afrikain.blogspot.com Email: moysekou@hotmail.com )

dimanche 24 mai 2009

Mes défauts !

Mes défauts !

Compagnon du prophète Mohammad (P.S.L), Amirul Mu'minine Oumar Ibn el-Khattab (R.A) disait :
« Qu’Allah accorde Sa miséricorde à celui qui m'envoie mes défauts comme cadeau. »
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mercredi 6 mai 2009

Guinée, mon cher chariot.

Guinée, mon cher chariot.
(by : MoySékou )

On raconte qu’une fois, un modeste paysan possédait un cheval qui l’aidait à transporter, tous les matins, sa récolte vers le marché du village jusqu'au crépuscule, moment où il rebroussait chemin.

Un jour, il se dit: pourquoi ne pas acheter un deuxième cheval, et offrir à mon chariot la force de deux chevaux. Ainsi je pourrais aller au marché deux fois par jour et ils m’aideront à plus irriguer et à labourer!

Apres moult tergiversations, il finit par acheter le cheval. Le lendemain au marché, les gens qui ont longuement attendu l'arrivée du paysan sont restés sur leur faim. Il n'est pas venu. C’est ainsi qu’ils partirent s’enquérir de son état. Chemin faisant, à leur grande surprise, ils le trouvèrent à terre, plongé dans ses fruits, sous le soleil brulant de l’été. Il était en nage. Et ses fruits étaient déjà gâtés par l’effet de la chaleur.

Mais au lieu de porter secours au paysan, les villageois se plongèrent dans une vague de rire indescriptible. A force de rire, certains ont failli se coucher à terre lorsqu’ils ont constaté que les deux chevaux du paysan étaient reliés au chariot dans des directions opposées !

Au-delà du réalisme de cette anecdote, elle simule la situation actuelle en Guinée qui est similaire à un chariot chargé de l’espoir d’un peuple qui, depuis son indépendance en 1958, a vécu cinquante (5o) années de dictature, galère, mal gouvernance et corruption, stagnation, mercantilisme, recrudescence du pessimisme malgré toutes les richesses dont il a héritées.

L’actuel conducteur de cet espoir de changement, Président Moussa Dadis a pu accomplir, dans un temps record, des résultats probants ; allant de la restauration de l’autorité de l’État, à la lutte contre la corruption et le narcotrafic, l’occupation anarchique des propriétés étatiques et le non-paiement des créances de l’État.

Même si beaucoup restent à faire pour améliorer les conditions de vie de la populace; il faut remercier le CNDD et son Président Moussa Dadis pour nous avoir montré, en si peu de temps, que les choses peuvent facilement s’améliorer chez nous si et seulement si l’on a la ferme volonté de le faire –avec l’assistance primordiale de l’Omniscient Allah-.

Ensemble nous rêvons d’une Guinée développée et prospère. Mais malheureusement, la marginalisation des besoins fondamentaux et urgents du peuple en raison de l'échec de dialogue entre nos gouvernants et opposants confirme, une fois encore, le champ de confrontation qu’est notre démocratie imaginaire.

A dire vrai, ces mésententes perpétuelles ne servent pas l'intérêt public car les conflits d'intérêts personnels et l'absence de priorités ne font que pousser les autres pays à se moquer de nous. Et si nous ne faisons pas attention, ils sonneront l'hallali en rigolant sur nous comme notre pauvre paysan et ses chevaux.

La faute n’incombe pas aux chevaux de notre paysan ; non plus si l’un des deux chevaux devance, ce qui signifierait qu'ils sont tous pour la même cause allant tout droit sur le même chemin. Mais le comble s’avérerait si toutefois, ils ne sont pas idéalement orientés et que chacun tente à tirer d'un coté.

Apres avoir bu les soupes pimentées de nos précédents régimes dictateurs de Mansa Sékou Touré et de Fory Lansana Conté, nous sommes maintenant à la porte de l’histoire pour ne plus tomber de Charybide en Scylla. Un homme averti en vaut deux(2).

Donc il nous faut de la prudence en mettant les chevaux dans des positions idéales afin que notre chariot Guinée se remue maintenant. Je dis bien: maintenant.

Wontanaara (…nous sommes ensemble).

by: moysekou (Software Developer –Oracle Certified Professional-- Kuwait City)
(Web site:
http://afrikain.blogspot.com Email: moysekou@hotmail.com )

jeudi 16 avril 2009

Un homme, un chien, un chat et une souris !

Un homme, un chien, un chat et une souris !

Mes pérégrinations sur le Net m’ont conduit récemment à une vidéo extraordinaire.

A mon avis, la vie sociale occidentale est fière de beaucoup de choses qui la rendent unique. Car l’esprit humanitaire qui y accompagne les actions ordinaires de ses individus moyens est rare chez les autres nations. Et leur manière de se comporter en relations entre eux, avec les animaux et l'environnement nous oblige à apprendre beaucoup d'eux.

Dans une rue à Santa Barbara, en Californie, les habitants ont l'habitude de regarder un citoyen qui n’a que le ciel comme nuit et la rue comme maison.

Cet homme, Greg Pike est un sans-abri qui sillonne les rues de la ville en compagnie d’un chien, un chat et une souris qui le suivent toute la journée, mais dans un style inaccoutumé.

Cet homme qui a choisi de vivre librement, sans contraintes ni maison ou voiture ou épouse ou enfants, loin des impôts et les factures d'électricité, d'eau, de gaz et de l'assurance, est parvenu a créer une vraie amitié entre les ennemis historiques en les faisant cohabiter ensemble.

La souris s’assoit tout le temps sur le dos du chat, qui à son tour, est tranquillement assis sur le dos du chien qui suit respectueusement son propriétaire. Ensemble, ils marchent et s’amusent.

Les animaux sont bien nourris et moelleux. Ils sont une famille.

Ce paysage extraordinaire attire les regards des passants qui ne cessent de prendre des photos avec eux tout en offrant quelques dollars à l’homme. Plus étrange, c'est qu'aucun de ces trois animaux n'a pas peur d’être touché. Pour quelques égratignures, ils vous permettent de jouer avec eux.

La question reste : si ces trois animaux sont parvenus à le faire, pourquoi pas nous ?

Le clip suivant de ce groupe unique est à regarder, absolument:


mardi 7 avril 2009

Le motif...

Le motif...

Après tout, ce qui compte plus ce n'est pas ce que vous regardez, mais ce que vous recherchez !